14 février 2007

Les éventuels épitaphes du PAF au taffe

J’ai horreur des gens qui souffre à la télévision.

La souffrance appartint longtemps à la sphère privée. Elle relevait aussi bien de la rédemption (version religieuse) que de la dignité (version morale).Et surtout pourquoi se livrer sur un sort aussi quotidien.

La souffrance morale des gens a été merchandisé par TF1 depuis quelques années déjà 

Nombre d’entre eux s’égratignent (Chez Mireille Dumas), ou se livre (Chez Bataille et Fontaine) ou l’inverse.

Guy Carlier égratigne les autres (c’est certes de la psycho à deux balles mais chacun fait selon son budget)

Avant même de connaître la bio de Guy (quand on parle de la bio d’une personne au lieu de sa vie, on a vraiment franchit une étape : avant une bio on vivait, après une bio on pose même malgré soi) j’ai toujours considéré qu’il était la voix du téléspectateur.Le « hors lucarne » qui parle « dans la lucarne ».

Mais cette dernière vous oblige à explorer toute une palette de sentiments humains qui est en friche en vous. La volonté d’être drôle, de séduire, de conquérir, et pour un comique de faire mouche à 100% vous focalise et même vous phagocyte en entier. Et puis au bout d’un moment, vous êtes un Atlas tenant une PDM sur vos robustes épaules. L’audimat vous abrase le sens de la répartie et la compromission vous guette par ce que votre patron appelle le bon sens.

Mais je reconnais à Guy une qualité, peut être une seul mais la plus importante. Il appartient à une communauté sous représentée à la télévision (celle du VRAI bon sens, perdu si vous pensiez à autre chose ):

Je crois encore à une communauté du bons sens mais me désole de sa mise en minorité. L’absurde « qui ne dit mot consent » nous oblige toujours à prendre la parole à un moment donné. Il est bon de s’exprimer librement sans s’astreindre à un résultat relevant du pratique ou de la reconnaissance immédiate, ultérieure ou .......posthume; aucune expression n’est jamais réellement gratuite et donc inutile. Voila son rôle selon moi et il ne donne pas sa part au chat pour cela.

« Concordance des idées, amplitude des attitudes, exactitude des propos, parallélisme de carrière avec le sieur Declinologue ». Mon dieu que tout cela est beau. La parole est libérée. Fiat LUX (ça cela doit être du surclassement à l’italienne !)

J’appartiens enfin à cette génération qui découvre trop tard qu’il existe pour que tout fonctionne normalement des crétins de cœur comme il existe des crétins de tête et que leur complicité respective est leur seule intelligence.Il faut baigner dedans comme un poisson dans l'eau saumâtre et non choisir un camp !

Posté par LE DECLINOLOGUE à 17:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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