23 février 2007

« Si col blanc savait, si col bleu pouvait »

Je m’apprête à lire « L’obsession du complot » par Frédéric CHARPIER sorti en 2006 aux Editions BOURIN.

Je pourrais toujours vous dire ce que j’en pense après l’avoir lu mais cela s’appellerait une fiche de lecture. Non seulement vous trouverez cela sur des sites de soutien scolaire mais en plus ma prestation ne permettrait guère d’avoir la moyenne à part lors des premières années de collège dans une zone sensible où un professeur de français transformerait ses longues années de frustrations en une « ascèse de l’acceptation de la quotidienneté de la médiocrité comme acceptation du monde»  ; ce qui représente une accumulation de hasards importants, douteux, aléatoires voir contestables (importants, douteux, aléatoires voir contestables mais non inexistant pour qui connaît Villeneuve-la Garenne, mais Vitry sur seine n’est pas loin aussi et c’est tout à leur honneur).

Je penses plutôt à une confidence de l’un de mes amis qui malheureusement disparut trop tôt (cela fait toujours ça quand on prête 500 balles à un ami). Il me confia le regard dans le vague un lourd secret qui lui écrasait tout son être comme un personnage de Lovecraft ramassé sur lui qui en sait trop pour appartenir à notre monde mais pas assez pour appartenir à l’autre. Son témoignage je l’ai consigné il y a quelque temps et je vous le livre tel quel comme une libération : 

Je fus longtemps ce que j’appellait un « col bleu clair » ; c’est-à-dire un croisement d’un col blanc cadre et d’un col bleu ouvrier. Autrement dit un  agent administratif croyant devenir un jour un col blanc à force de sueur et de méritocratie avant de découvrir la vérité :

Une atroce expérience du patronat implantant génétiquement du gène ouvrier de belle souche certes (col bleu, en voie de disparition) dans le gène des bureaucrates (contraction de « j’ai un bureau-j’ai une cravate ») a eu lieu.

De cette expérience, il ne resterait aucune trace dans la mémoire collective (hormis un X-FILE caché au siége du MEDEF)

Mes preuves ? :

Avez-vous  remarquez cette grippe aviaire des années 80 qui est totalement passé inaperçu ? : Aujourd’hui, elle tue des colverts, il y a 20 ans, elle tua des cols bleus dans les usines et on appela cela aussi une mutation. La génétique, on n’en parlait pas vraiment ; alors, on parla de mutation économique fondé sur l’informatique.De nos jours, on se permet juste de changer un peu le scénario actuellement en disant que la mutation génétique sera virulente si elle passe par le cochon ; histoire d’y inclure la nouvelle donne islamiste.

Quid de tout cela : une grippe aviaire décima les cols bleus en masse dans les années 80. En réaction à cette perte de cheptel, le patronat isola dans ces gènes le séquençage appelé « lien de subordination » et l’introduisit dans le gène d’une nouvelle population : le bureaucrate.  Comme toute information ultra sensible, ce séquençage a été dispersé à droite et à gauche. Cependant, il peut être retrouvé par tout salarié qui en fait la démarche en superposant alternativement sa feuille de paie avec le règlement intérieur de son entreprise et son contrat de travail.L’éclairage d’une lampe à mine des houillères de Forbach du siècle dernier adoubée ou non par Patricia KAAS déjouera alors la supercherie par thermo-luminescence.

J’oubliais de vous dire que mon ami est parti avec mes 500 balles mais aussi avec le DVD de « Benjamin Gates et le trésor des templiers ».

N’hésitez donc pas à louer ce DVD pour

1° les petits

2° ceux qui croient à n’importent quoi

3° ceux qui croient a n’importent quoi et qui en plus reste tout petit

Décidément, l’apport de la déclinologie n’est plus à démontrer.

Posté par LE DECLINOLOGUE à 20:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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